Le conte et l’ironie romantique dans l’adaptation théâtrale du Chat botté par Ludwig Tieck

La première version du Chat botté de Ludwig Tieck parut en 1797 dans un recueil de textes (qui comportait également une adaptation de Barbe bleue) publié par un éditeur, Friedrich Nicolai, qui était une figure importante de l’Aufklärung berlinoise. On peut se représenter la pièce comme un pont entre...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/ilcea,
Autore principale: Margotton, Jean-Charles
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: ILCEA 2014
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:La première version du Chat botté de Ludwig Tieck parut en 1797 dans un recueil de textes (qui comportait également une adaptation de Barbe bleue) publié par un éditeur, Friedrich Nicolai, qui était une figure importante de l’Aufklärung berlinoise. On peut se représenter la pièce comme un pont entre le monde de pensée des Lumières et celui du Romantisme. Il s’agit de montrer non seulement comment l’œuvre « déconstruit » le conte de Perrault en l’intégrant dans un jeu théâtral entièrement fait de ruptures, mais en quoi le récit du conte est plus que le fil rouge du drame. Il y a en effet une correspondance entre la conception de l’univers poétique du conte comme univers de l’imaginaire enfantin autosuffisant et la conception romantique nouvelle de la poésie et de l’art comme sphères autonomes, en quoi la satire qui structure toute l’œuvre se manifeste comme différente de celle que pratique la critique rationaliste : elle n’a d’autre cible que le refus d’admettre l’art comme lieu de la liberté absolue.