28 jours, ou le Temps des femmes
Au cours des dernières années ayant précédé l’agression militaire russe contre l’Ukraine, les voix féminines sont devenues de plus en plus puissantes dans le théâtre russe. La pièce 28 jours d’Olʹga Šilâeva, mise en scène en 2017 au Teatr.doc par Ûrij Muravickij et Svetlana Mihaliŝeva, brise l’un de...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/ilcea, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
ILCEA
2025
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Au cours des dernières années ayant précédé l’agression militaire russe contre l’Ukraine, les voix féminines sont devenues de plus en plus puissantes dans le théâtre russe. La pièce 28 jours d’Olʹga Šilâeva, mise en scène en 2017 au Teatr.doc par Ûrij Muravickij et Svetlana Mihaliŝeva, brise l’un des tabous majeurs en évoquant ouvertement le thème des menstruations. L’article tente de caractériser les principes artistiques de l’autrice sur la base d’une analyse de sa dramaturgie. Olʹga Šilâeva rejette l’un des principes essentiels du « Nouveau drame » russe, la « position zéro », et recourt à une nouvelle méthode artistique basée sur le collage de citations, le montage rythmique et l’élaboration musicale du texte. En incarnant le thème sous une forme à mi‑chemin entre la tragédie antique et le manifeste constructiviste, O. Šilâeva crée un « oratorio de notre temps » qui soulève des questions éthiques et sociales telles que « Ce que cela signifie d’être une femme » et dénonce le patriarcat, la discrimination et la violence à l’égard des femmes. |
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