Du matrimoine à la sororité
Dans un contexte où le discours du pouvoir en Russie devient de plus en plus hostile au féminisme, les années 2010 voient paradoxalement l’émergence d’initiatives littéraires féminines. Deux types d’initiatives se distinguent : les « matrimoniales », visant à rééditer des autrices oubliées ou méconn...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/ilcea, |
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| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
ILCEA
2025
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| Ämnen: | |
| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | Dans un contexte où le discours du pouvoir en Russie devient de plus en plus hostile au féminisme, les années 2010 voient paradoxalement l’émergence d’initiatives littéraires féminines. Deux types d’initiatives se distinguent : les « matrimoniales », visant à rééditer des autrices oubliées ou méconnues, et les « sororales », qui créent des espaces de soutien aux écrivaines émergentes. La maison d’édition No Kidding Press incarne ces tendances. Initialement centrée sur la traduction de grandes autrices étrangères comme Virginie Despentes et Annie Ernaux, elle est adossée au projet Write Like A Grrrl qui organise aussi des ateliers d’écriture exclusivement pour femmes. Ces initiatives favorisent une sociabilité littéraire féminine où débutantes, éditrices et autrices confirmées trouvent des possibilités de publication, de création et de revenu. Cet article examine ces phénomènes en se concentrant sur le cas de No Kidding Press, tout en mobilisant d’autres exemples et témoignages issus du terrain. |
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