Nina Sadur sur le féminisme et l’écriture féminine : une « production de second ordre » ?
L’œuvre de Nina Sadur (1950-2023), prosatrice et auteure dramatique de la perestroïka et des années postsoviétiques, est traditionnellement considérée comme un exemple de nouvelle prose féminine. Il y a, en effet, de nombreuses raisons à cela, à commencer par le fait que les œuvres de Sadur apparais...
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| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/ilcea, |
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| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
ILCEA
2025
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| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | L’œuvre de Nina Sadur (1950-2023), prosatrice et auteure dramatique de la perestroïka et des années postsoviétiques, est traditionnellement considérée comme un exemple de nouvelle prose féminine. Il y a, en effet, de nombreuses raisons à cela, à commencer par le fait que les œuvres de Sadur apparaissent dans les deux premiers recueils du groupe Les Nouvelles Amazones. Le lecteur découvre chez Sadur la présence de thèmes nouveaux et la révision des normes d’écriture allant de pair avec une perception critique de la tradition. Cependant, dans ses interventions publiques, Sadur nie catégoriquement son appartenance au féminisme et réprouve l’écriture féminine. Comment expliquer cette attitude ? Quelles en sont les raisons et quelle direction prend alors le cheminement esthétique et idéologique de l’écrivaine ? Nous chercherons la réponse en lisant et analysant ses interviews et communications à partir du début des années 1990. Sadur y apparaît de plus en plus désemparée et amère face aux bouleversements historiques, de même que de plus en plus attachée aux valeurs patriarcales et androcentriques. |
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