Mémoire et indicible : la question du trauma individuel dans les arts contemporains (récit, poésie et cinéma)

La triade conceptuelle que composent la mémoire, l’indicible et le trauma donne lieu à des manifestations multiples et variées comme en témoigne l’essor actuel des littératures du moi qui expriment une volonté de représenter et d’écrire la vie en la confrontant à ce qui ne peut être dit. Cette incap...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/ilcea,
Diğer Yazarlar: Orsini-Saillet, Catherine
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: ILCEA 2024
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:La triade conceptuelle que composent la mémoire, l’indicible et le trauma donne lieu à des manifestations multiples et variées comme en témoigne l’essor actuel des littératures du moi qui expriment une volonté de représenter et d’écrire la vie en la confrontant à ce qui ne peut être dit. Cette incapacité de dire n’empêche pourtant pas le surgissement de traces mnésiques dans le discours qui, par contraste, dénotent l’existence du refoulé. Face à cet empêchement dont l’indicible est tantôt la cause, tantôt l’effet, la mémoire continue d’agir par des voies détournées en déployant des stratégies de (dis)continuité et des modes d’expression singuliers. Le numéro 54 de la revue ILCEA entend les analyser, en mettant l’accent sur le trauma individuel et ses représentations. Celles‑ci se caractérisent aujourd’hui par une grande diversité thématique (viol, accident, torture, attentat, massacre, etc.), des types d’expression variées (récit, poésie, cinéma) ainsi qu’une profusion de genres et de procédés stylistiques. The conceptual triad of memory, the unspeakable and trauma produces many and varied manifestations, as demonstrated by the current boom in literature of the self, which expresses a wish to represent and write life by confronting it with what cannot be said. This inability to say does not, however, prevent the emergence of memory traces in discourse which, by contrast, denote the existence of the repressed. In the face of this impediment, of which the unspeakable is sometimes the cause, sometimes the effect, memory continues to act by indirect means, deploying strategies of (dis)continuity and singular modes of expression. The purpose of issue 54 of the ILCEA journal is to analyse these, focusing on individual trauma and its representations, which today are characterised by a wide range of themes (rape, accident, torture, attack, massacre, etc.), various types of expression (narrative, poetry, film) and a profusion of genres and stylistic devices.