Entre non-dit et (ce qui reste) à dire. Equí y n’otru tiempu (Ramón Lluis Bande, 2014) et le double travail des images et de la mémoire

Le film Equí y n’otru tiempu (Ramón Lluis Bande, 2014), auquel cet article est consacré, investit l’interstice entre un « non-dit » et un « ce qui reste à dire », dans une démarche de basculement d’un indicible, c’est-à-dire de ce qui ne peut pas être dit car évincé tant de la mémoire sociale qu’ins...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/ilcea,
1. Verfasser: Carballo, Olga Lobo
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: ILCEA 2023
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Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Beschreibung
Zusammenfassung:Le film Equí y n’otru tiempu (Ramón Lluis Bande, 2014), auquel cet article est consacré, investit l’interstice entre un « non-dit » et un « ce qui reste à dire », dans une démarche de basculement d’un indicible, c’est-à-dire de ce qui ne peut pas être dit car évincé tant de la mémoire sociale qu’institutionnelle du récit démocratique espagnol : l’honneur des vaincus. S’inscrivant ainsi dans la récupération de la mémoire de la lutte antifranquiste, Ramón Lluis Bande se place parmi les cinéastes du cinéma documentaire espagnol cherchant en effet à rendre avec obstination l’honneur « perdu » aux guerrilleros, qui, appelés les « bandoleros » ou les « fugaos » (ceux qui ont fui) par les forces répressives, sont restés le plus souvent dans l’imaginaire collectif associés à cette image de bandit effrayant, très loin donc de celle du résistant antifasciste français luttant contre l’occupant. L’analyse du film nous permettra d’interroger le double travail des images et de la mémoire afin d’étudier le documentaire depuis la contemporanéité et performativité de son dispositif filmique.