« Sarà via mai striga? » : sorcières de ville au prisme des conventions comiques sur la scène italienne de la Renaissance

Dans la comédie de la Renaissance italienne, depuis La Cortigiana de 1525 de Pietro Aretino jusqu’à la comédie polyglotte vénitienne de la deuxième moitié du siècle, s’affirme progressivement un type comique et pittoresque aux attributs stéréotypés, la vieille entremetteuse/sorcière, dans la lignée...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/ilcea,
第一著者: Jori, Costanza
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: ILCEA 2022
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オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Dans la comédie de la Renaissance italienne, depuis La Cortigiana de 1525 de Pietro Aretino jusqu’à la comédie polyglotte vénitienne de la deuxième moitié du siècle, s’affirme progressivement un type comique et pittoresque aux attributs stéréotypés, la vieille entremetteuse/sorcière, dans la lignée de La Célestine de Fernando de Rojas, reflet du phénomène diffus des « stregherie/herberie » en milieu urbain. Notre article se propose d’analyser les ambivalences et paradoxes qui sous-tendent la représentation : figure grotesque et négative du désordre moral et de la charlatanerie, la sorcière peut se charger de valeurs positives, dépositaire d’un savoir empirique utile à la communauté, emblème d’une condition féminine autonome par rapport à l’autorité masculine. Le jeu de relativisation ironique des discours et la polyphonie théâtrale permettent ainsi de questionner l’imaginaire social et la catégorie même de « strega » promue par inquisiteurs et démonologues.