L’internationalisation des expositions parisiennes et la crise du système du Salon à la fin du xixe siècle

À travers le prisme de la participation des peintres étrangers, cet article propose d’évoquer comment le Salon, associé aux expositions universelles françaises à partir de 1855, constitua un véritable système de promotion des carrières artistiques à l’échelle internationale. Ce système établit une é...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/ilcea,
Autor principal: Cazes, Laurent
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: ILCEA 2021
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:À travers le prisme de la participation des peintres étrangers, cet article propose d’évoquer comment le Salon, associé aux expositions universelles françaises à partir de 1855, constitua un véritable système de promotion des carrières artistiques à l’échelle internationale. Ce système établit une élite artistique cosmopolite qui domina les grandes expositions de la seconde moitié du xixe siècle, mais montra ses limites à partir des années 1880. Le désengagement de l’État de l’organisation du Salon entraîna un délitement de cette élite artistique et sa dispersion entre le Salon traditionnel et celui de la Société nationale des beaux-arts, créé en 1889. Tandis que le régime républicain amena à clarifier le statut de l’exposant étranger dans la sphère artistique parisienne, l’art cosmopolite du Salon qui brilla intensément durant les premiers Salons de la Société nationale des beaux-arts se trouva bientôt délaissé par les artistes et la critique. Le système du Salon laissa place à la fin du xixe siècle à une nouvelle carte des expositions qui se caractérise par sa diversité et une autonomie croissante.