Des friches et des ruines
Le reflux de l’activité industrielle a entraîné la désaffection d’infrastructures importantes, souvent situées dans les centres urbains, et la présence de ces sites abandonnés pose problème aux citadins comme aux responsables territoriaux. S’ils signalent une crise économique aux effets sociaux grav...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/ideas, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
IdeAs
2019
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Le reflux de l’activité industrielle a entraîné la désaffection d’infrastructures importantes, souvent situées dans les centres urbains, et la présence de ces sites abandonnés pose problème aux citadins comme aux responsables territoriaux. S’ils signalent une crise économique aux effets sociaux graves, ils attirent les cinéastes ou les photographes qui aiment à mettre les ruines en images, esthétisant les formes incomplètes et les textures abîmées. Certains d’entre eux semblent même cultiver une certaine attraction pour le spectacle de la catastrophe. C’est le penchant de deux photographes français, Yves Marchand et Romain Meffre, dont les travaux consacrés à la ville de Détroit ont fait la notoriété. Bien loin de ces derniers, se situe la série photographique réalisée par Joel Sternfeld sur la High Line à New York, entre avril 2000 et juillet 2001. Le photographe américain, connu pour ses travaux paysagers en couleur, effectue ses prises de vue sur une voie ferroviaire en friche. Alors que le travail d’Yves Marchand et Romain Meffre suscite l’étonnement de l’observateur (presque devenu voyeur), les vues de Joel Sternfeld font partager au spectateur l’expérience de la déambulation. Dans ses images, la vitalité et la variété de la végétation, au gré du passage des saisons, s’imposent. Le livre publié en 2001 renvoie au geste d’appropriation que constitue la marche, préfigurant la destinée ultérieure du site. Le photographe milite, de fait, pour la conservation de la High Line et sa transformation en promenade. |
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