« Había en su mirada más palabras que en cualquier voz » : Mineros, documentaire photographique et anthropologique des mines boliviennes
« Je suis entré dans le pays par sa porte la plus douloureuse », déclara le photographe suisse Jean-Claude Wicky au terme d’un long et patient travail de photographie documentaire sur les mines boliviennes de Potosi, réalisé entre 1984 et 2001 dans cet univers très codifié, hostile et néanmoins indi...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/ideas, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
IdeAs
2019
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | « Je suis entré dans le pays par sa porte la plus douloureuse », déclara le photographe suisse Jean-Claude Wicky au terme d’un long et patient travail de photographie documentaire sur les mines boliviennes de Potosi, réalisé entre 1984 et 2001 dans cet univers très codifié, hostile et néanmoins indissociable de l’histoire de la Bolivie. Cet article se propose de présenter l’ouvrage Mineros. Bolivia (2007), fruit de ce travail salué par la critique et le public pour sa qualité artistique et documentaire. Plus qu’une réflexion sur la dimension anthropologique et historique de l’œuvre de Wicky, dont on évoquera cependant certains points permettant de mieux appréhender les photographies, c’est à une analyse de la démarche de l’artiste que l’on s’intéressera plus particulièrement ici, en étudiant certaines caractéristiques des clichés, qui introduisent le spectateur dans un univers confiné, brut et âpre, sans pour autant jamais chercher à déformer ou caricaturer la réalité complexe dont ils témoignent. On se penchera aussi sur une autre étape de la démarche de Wicky, qui décida, après avoir exposé ses photographies dans plusieurs grandes villes aux quatre coins du monde1, de remettre à chacun des mineurs immortalisés par ses clichés un exemplaire du livre, une fois celui-ci édité en version espagnole (2007). Les réactions émues de ces derniers le décidèrent à consacrer un documentaire vidéo à ce retour dans les mines, vingt-six ans après le début du projet initial. Il réalisa ainsi le film documentaire Todos los días la noche (2010), dans lequel alternent les scènes de rencontre avec les mineurs et les explications sur l’histoire de la région, tout en introduisant une subtile réflexion sur la relation de l’artiste avec les personnes qui l’ont inspiré et ont nourri son travail pendant des décennies. |
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