De la perte du Panama à la défense de San Andrés et Providencia : la Colombie et la codification d’un droit international limitant les abus impérialistes à la Société des Nations

La perte de Panama par la Colombie a marqué un tournant dans l’histoire des relations internationales américaines au début du XXe siècle. Cet événement a mis en évidence l’expansionnisme croissant des États-Unis dans la région, guidé par des intérêts propres et sans respect pour les principes de sou...

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הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/ideas,
מחבר ראשי: Casas García, Christian
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: IdeAs 2026
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:La perte de Panama par la Colombie a marqué un tournant dans l’histoire des relations internationales américaines au début du XXe siècle. Cet événement a mis en évidence l’expansionnisme croissant des États-Unis dans la région, guidé par des intérêts propres et sans respect pour les principes de souveraineté et d’indépendance des autres pays du continent, lesquels ne disposaient pas des moyens nécessaires pour faire face à la puissance du voisin du Nord. Cette étude propose une réflexion sur la manière dont les pays considérés comme faibles dans le concert international de l’entre-deux-guerres ont eu recours aux débats sur la codification du droit international comme stratégie pour protéger leurs propres intérêts. À partir du cas colombien, l’on analyse comment l’expérience traumatique de la perte de Panama a non seulement ravivé les craintes du pays concernant l’archipel de San Andrés et Providencia, situé dans une zone stratégique proche du canal, mais a également instauré un précédent que nul autre État latino-américain ne souhaitait voir se reproduire. Dans ce contexte, les petites puissances, et en particulier la Colombie, se sont mobilisées au sein des instances normatives de la Société des Nations (SdN), dans le but d’en faire un organe capable de réguler les déséquilibres de pouvoir. Leur ambition était de contribuer à une réorganisation des relations internationales fondée sur des principes juridiques équitables et sur des procédures légales respectées par tous les pays.