L’exploitation des ressources minières de l’Ouest étasunien : l’uranium, les autochtones et les environnementalistes
Les États-Unis se posent la question cruciale de leur indépendance énergétique ainsi que de l’approvisionnement d’un pays gros consommateur. Les gisements d’uranium sont situés principalement à l’Ouest du pays et leur exploitation ne suscitait, à l’origine, pas d’opposition. Avec la montée de l’auto...
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| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
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IdeAs
2016
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| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Les États-Unis se posent la question cruciale de leur indépendance énergétique ainsi que de l’approvisionnement d’un pays gros consommateur. Les gisements d’uranium sont situés principalement à l’Ouest du pays et leur exploitation ne suscitait, à l’origine, pas d’opposition. Avec la montée de l’autochtonie depuis les années 1960, ainsi que la prise de conscience du danger des radiations, les revendications sont apparues et se sont faites plus vives. Cet article analyse la position des opposants et des partisans de l’exploitation de l’uranium dans le Sud-Ouest, des Nations indiennes (Navajo et Pueblo), des environnementalistes et des partisans d’une économie touristique. Les tribus souffrent encore des maladies dues aux radiations et, après avoir refusé toute forme d’exploitation minière radioactive, on observe chez certaines une attitude plus conciliante envers les sociétés minières. Par ailleurs, on remarque des alliances entre environnementalisteset Indiens, lorsque leurs intérêts convergent, et un clivage entre tribus riches et villages hispaniques pauvres. Les premières pouvant se passer d’un uranium jugé trop dangereux, surtout si elles ont les revenus d’un casino, les seconds n’ayant pas d’autre choix que d’accepter l’implantation d’une mine si ses habitants veulent pouvoir travailler au pays.Contre tous les arguments en faveur de l’exploitation de l’uranium, les opposants, et pas seulement les environnementalistes,refusent les implantations minières, surtout si elles se font dans des lieux à haute visibilité (à proximité d’un Parc National, sur une montagne sacrée). Quant aux sociétés d’exploitation, elles placent leurs mines en attente d’une reprise du marché de l’uranium ou d’une perte de confiance de la population dans la fracturation hydraulique. |
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