Redéfinir les contours du spectacle et du vivant : technodrame en temps de pandémie. L’exemple du projet AREA (2021)
En février 2021, la pandémie de COVID-19 oblige le collectif Dans Ta Tête (DTT) à présenter la pièce AREA, jouée depuis Québec, sur la plateforme Zoom. Si ce dispositif nous pousse à questionner la coprésence longtemps désignée comme composante essentielle du théâtre, il en va de même et a fortiori...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/ideas, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
IdeAs
2023
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | En février 2021, la pandémie de COVID-19 oblige le collectif Dans Ta Tête (DTT) à présenter la pièce AREA, jouée depuis Québec, sur la plateforme Zoom. Si ce dispositif nous pousse à questionner la coprésence longtemps désignée comme composante essentielle du théâtre, il en va de même et a fortiori lorsque l’on s’aperçoit que la pièce ne comporte pas d’acteur mais huit volontaires. Leurs gestes sont dictés par des assiettes-moniteurs et leurs répliques sont performées en direct par un membre du DTT, puis retransmises sur scène par un dispositif situé dans leur siège. Le héros de la pièce est quant à lui une marionnette robotisée à travers les yeux de laquelle le public visionne la pièce. Cet étrange spectacle bouleverse les composantes habituelles du spectacle vivant. Comment définir ces « spectacteurs », ni acteurs, ni spectateurs, dont les actions sont régies par un moniteur et par un performeur ? Ce dernier se donne à voir comme un marionnettiste tandis que le spectateur web s’identifie à une machine. Le projet est une adaptation interactive de Rose Enfer des animaux (1958) de Claude Gauvreau, pièce longtemps ignorée par les metteurs en scène en raison de contraintes techniques liées à des didascalies loufoques. Plutôt que d’essayer de donner sens à ce texte, le DTT en révèle l’inaccessibilité dans une logique excommunicationnelle théorisée par Galloway. Il place le spectateur face aux limites du représentationnel et prolonge les enjeux de la pièce de 1958 pour interroger les limites du spectacle et du vivant. |
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