Allégorie historique et théâtralité chez Glauber Rocha
L’article examine la façon dont le cinéaste brésilien Glauber Rocha développe son intervention politique entre 1963 et 1979 en faisant appel aux allégories historiques. Son cinéma travaille la condensation dramatique de la trame, ponctuée par un commentaire épique qui dé-naturalise les gestes des ac...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/ideas, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Έκδοση: |
IdeAs
2016
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | L’article examine la façon dont le cinéaste brésilien Glauber Rocha développe son intervention politique entre 1963 et 1979 en faisant appel aux allégories historiques. Son cinéma travaille la condensation dramatique de la trame, ponctuée par un commentaire épique qui dé-naturalise les gestes des acteurs dans des espaces circonscrits, capables de conférer à sa mise en scène un sens très fort de théâtralité (Sarrazac). Dans la clé de l’allégorie figurale chrétienne (Auerbach), il a revisité les luttes paysannes entre 1889 et 1940 (Le Dieu Noir et le diable blond, 1964); dans la clé du drame barroque (Walter Benjamin), il a figuré l’expérience traumatisante du coup d’État vécue par sa génération (Terre en transe, 1967); dans la clé d’une allégorie déconstructive, il a laissé une fresque de la crise de l’histoire présente (L’Âge de la Terre, 1979). Leader du Cinema Novo, Rocha s’est illustré comme un auteur qui a assumé la militance politique sans renoncer pour autant à ses inspirations esthétiques profondes dans son dialogue avec ses contemporains, tels Godard et Pasolini. Avec ce dernier, son compagnon le plus proche peut-être, Rocha a partagé une réflexion politique inspirée d'un marxisme articulé à un mouvement de ré-enchantement du monde contraire à la rationalité bourgeoise. |
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