Un monument en 24 images par seconde : El santo de la espada
Cet article se propose d’analyser comment est représentée l’Indépendance argentine dans le long-métrage de fiction El santo de la espada (Le saint à l’épée), réalisé par Leopoldo Torre Nilsson en 1970. Le film, qui traite des campagnes militaires du général José de San Martín, a été produit dans un...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/ideas, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Publié: |
IdeAs
2016
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article se propose d’analyser comment est représentée l’Indépendance argentine dans le long-métrage de fiction El santo de la espada (Le saint à l’épée), réalisé par Leopoldo Torre Nilsson en 1970. Le film, qui traite des campagnes militaires du général José de San Martín, a été produit dans un contexte de contrôle de l’État sur le cinéma – notamment grâce aux lois de censure – et d’émergence du cinéma historique argentin. Notre hypothèse est que ce cinéma diffusait une version officielle de l’histoire et des récits de fondation nationaux en accord avec le discours nationaliste et conservateur de la dictature au pouvoir (1966-1973). Nous soutenons que ces films monumentalisent le passé et suggèrent directement ou indirectement que le régime militaire est l’héritier et le garant des valeurs fondatrices de la nation. Par conséquent, les films proposent une exaltation des vertus militaires des héros de l’Indépendance et, en même temps, ignorent le rôle joué par les couches populaires dans le processus d’émancipation. El santo de la espada est sans doute le film de cette vague du cinéma historique qui a connu le plus grand succès commercial (Radetich L., 2005/2006 : 60, 61). |
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