Vers l’établissement d’une « nationalité noire » ? Le rêve haïtien de James Theodore Holly
Les années 1830 à 1860 virent la montée en puissance d’un mouvement abolitionniste radical et immédiatiste, partisan de la doctrine du ‘stay and fight’ (« rester et se battre »). La plupart des abolitionnistes noirs de cette période rejetaient alors logiquement le projet de colonisation des Noirs li...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/ideas, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Pubblicazione: |
IdeAs
2015
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Les années 1830 à 1860 virent la montée en puissance d’un mouvement abolitionniste radical et immédiatiste, partisan de la doctrine du ‘stay and fight’ (« rester et se battre »). La plupart des abolitionnistes noirs de cette période rejetaient alors logiquement le projet de colonisation des Noirs libres et émancipés en Afrique porté par l’American Colonization Society (ACS). Pourtant, dans le même temps, un certain nombre de militants africains-américains, bien que fermement opposés aux projets de l’ACS, préconisaient de leur côté une émigration choisie tout en peinant à trouver un consensus autour d’un lieu unique d’émigration. Au début des années 1850, James Theodore Holly, un Noir libre, soutint plus énergiquement l’idée d’une émigration en Haïti. Avec l’aide d’un abolitionniste blanc, James Redpath, recruté par le gouvernement haïtien lui-même – le Président Geffrard offrait alors un soutien matériel et financier aux candidats à l'émigration – Holly encouragea ses pairs à émigrer vers la République Noire, qu’il considérait comme étant l’endroit rêvé pour (re)construire la communauté noire.Ainsi, cet article examine dans quelles conditions des milliers d'Africains-Américains décidèrent de quitter la patrie qui les avait vus naître pour se rendre en Haïti. En mettant l'accent sur l’implication des Noirs eux-mêmes dans cette expérience haïtienne, un sujet marginalisé par l'historiographie de l'esclavage, de l'abolition et du colonialisme, l’auteure entend montrer la réelle diversité de la pensée abolitionniste et nationaliste noire à la veille de la guerre de Sécession. |
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