Le Salon international de l’humour de Piracicaba, un laboratoire culturel innovant ancré dans la contestation politique sous le régime militaire brésilien

Né en 1974 en pleine période répressive sous le régime militaire brésilien, le Salon de l’humour de Piracicaba, devenu « international » en 1976, fut créé à l’initiative de dessinateurs et représentants de la petite municipalité pauliste située en marge de l’axe culturel majeur du sud-est brésilien...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/ideas,
1. autor: Toulhoat, Mélanie
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: IdeAs 2021
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Né en 1974 en pleine période répressive sous le régime militaire brésilien, le Salon de l’humour de Piracicaba, devenu « international » en 1976, fut créé à l’initiative de dessinateurs et représentants de la petite municipalité pauliste située en marge de l’axe culturel majeur du sud-est brésilien « Rio de Janeiro-São Paulo ». Entièrement voué à la création, la promotion et la diffusion de l’humour graphique, l’événement largement ancré dans la contestation de l’autoritarisme répondit à différents enjeux majeurs au fil des années : dynamisme culturel et économique à l’échelle locale, valorisation de la production graphique nationale, circulations des caricaturistes latino-américains et professionnalisation, lutte contre la censure et les pressions émanant de l’Etat fédéral, enjeux liés à son internationalisation. Largement encouragé et financé par la petite ville de Piracicaba, l'événement précurseur révèle une certaine marge de manœuvre existant à l'échelle municipale, contrastant avec la politique répressive menée par le régime militaire brésilien. Cet article se base sur l’analyse des archives de l’événement, conservées au sein du Centre National de l'Humour Graphique de Piracicaba (CEDHU), qui renferment des fonds à l’importance capitale afin de reconstituer des fragments de l’imaginaire visuel brésilien ancré dans la seconde moitié des années 1970.