Contrôler les médecins pour maîtriser  l’immigration

Les années 1990 auront vu à la fois la progression de l’accès aux soins « pour tous », avec les réformes de l’Aide médicale de 1992 et la Couverture maladie universelle de 1999, et la restriction de l’accès à une protection maladie pour les étrangers « sans-papiers », exclus de la Sécurité sociale e...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/humanitaire,
Auteur principal: Veïsse, Arnaud
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Humanitaire 2011
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Les années 1990 auront vu à la fois la progression de l’accès aux soins « pour tous », avec les réformes de l’Aide médicale de 1992 et la Couverture maladie universelle de 1999, et la restriction de l’accès à une protection maladie pour les étrangers « sans-papiers », exclus de la Sécurité sociale en 1993 puis de la CMU en 1998. Alors qu’ils partageaient jusque là les difficultés d’accès aux soins de l’ensemble des personnes démunies – incluant les Français et étrangers en situation de séjour stable –, les étrangers en séjour précaire, soit près d’1 million de personnes en France1, doivent depuis lors composer selon les périodes avec un régime « à part » : l’Aide médicale Etat. Les années 2000 ont confirmé le risque d’une telle stigmatisation avec les restrictions de l’AME de 2002, 2003 et 2010 en lois de finances.