Le metteur en scène vu comme un capitaine de navire
Cette contribution concerne le discours sur la mise en scène, entre autoreprésentations des artistes et études critiques : comme s’est-il développé à partir du modernisme théâtral ? Quelles images et métaphores sont devenues canoniques et ont-elles été l’objet de négociations de la part des artistes...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/ht, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Horizons/Théâtre
2019
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Cette contribution concerne le discours sur la mise en scène, entre autoreprésentations des artistes et études critiques : comme s’est-il développé à partir du modernisme théâtral ? Quelles images et métaphores sont devenues canoniques et ont-elles été l’objet de négociations de la part des artistes et du discours historiographique et critique ? Est-il possible de faire une analyse selon la perspective du genre, afin d’observer comment les metteurs et les metteuses en scène se sont positionné·e·s par rapport à ce discours ? J’analyse la célèbre métaphore du metteur-en-scène comme capitaine d’un navire, qui nourrit la canonisation du metteur en scène en tant que leader du travail théâtral, à travers plusieurs exemples : Gordon Craig une empreinte fortement hiérarchique (il parlait de « discipline » et « obéissance ») ; puis, la puissance normative de ce discours, qui parfois a amené les études théâtrales à une certaine cécité, voir une incapacité à reconnaitre d’autres modalités de création dans le théâtre contemporain ; enfin, les ruses des metteurs en scène, hommes et femmes, de Peter Brook à Ariane Mnouchkine, pour reconfigurer la métaphore du capitaine de navire, au-delà de sa connotation hiérarchique et genrée (un homme aux commandes), et pour l’adapter à différentes manières de faire et logiques créatives. |
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