« D’excellentes personnes assez obscures », lecture critique de l’histoire et de l’historiographie de la danse à la fin du xixe siècle
À la fin du xixe siècle, des femmes accèdent à la profession de maîtresse de ballet. Elles jouissent alors d’une grande notoriété et leurs apports, dans les domaines de la chorégraphie, de la pédagogie, de la production de savoirs ou de la défense des droits des artistes de la danse, sont incontesta...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/ht, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Horizons/Théâtre
2019
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | À la fin du xixe siècle, des femmes accèdent à la profession de maîtresse de ballet. Elles jouissent alors d’une grande notoriété et leurs apports, dans les domaines de la chorégraphie, de la pédagogie, de la production de savoirs ou de la défense des droits des artistes de la danse, sont incontestables. Elles ont aussi travaillé à réhabiliter les images déplorables de la danse et des danseuses. Or elles ne figurent pas dans les histoires de la danse théâtrale, longtemps biaisées par des représentations et des fantasmes. La prise en compte de leurs parcours permet de remettre en question les récits historiques habituels et apporte à l’histoire des femmes et du genre un éclairage sur une catégorie socioprofessionnelle qui n’est en général connue que par les représentations sexistes du temps. Les hiérarchies de genre s’articulent à d’autres facteurs hiérarchiques, de classe et de genres/styles spectaculaires, pour faire système et imposer jusqu’à aujourd’hui un récit conforme à des représentations sociales légitimées. La perspective du genre permet de questionner l’historiographie et les biais idéologiques qui la sous-tendent ainsi que les canons artistiques et plus particulièrement la notion de modernité. |
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