Pratiques de résistance en danse actuelle. Husk de George Stamos et Montréal Danse

Les arts du spectacle ont le potentiel d’être un de ces espaces de résistance, en marge de la « domination sexe/genre normative ». Le corps dansant est alors un parfait support plastique aux interactions entre les déterminismes biologiques, les contraintes socioculturelles et le libre arbitre. Cet a...

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Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/ht,
Κύριος συγγραφέας: Van Branteghem, Laurane
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: Horizons/Théâtre 2019
Θέματα:
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:Les arts du spectacle ont le potentiel d’être un de ces espaces de résistance, en marge de la « domination sexe/genre normative ». Le corps dansant est alors un parfait support plastique aux interactions entre les déterminismes biologiques, les contraintes socioculturelles et le libre arbitre. Cet article traite spécifiquement du spectacle de danse contemporaine Husk (2012) du chorégraphe montréalais George Stamos en collaboration avec la compagnie Montréal Danse et la rockeuse Jackie Gallant. Cette pièce aborde métaphoriquement, mais sans détour, la performativité des genres, en passant par un éclatement de la figure du corps sexué. S’inscrivant dans un prolongement du travail théorique de Foucault sur le biopouvoir et de la pensée queer sur les pratiques de résistance, la danse, avec le corps comme objet, permet-elle aussi de réinventer le sujet ? Parfois à l’aide de prothèses, de costumes, de postures, de gestuelles et d’expressions faciales et verbales, les interprètes dévoilent des discours sur les normes, les rôles, les identités et les organes sexuels. Une analyse de la pièce Husk selon une perspective queer permet de révéler une réelle exploration artistique des processus de subjectivation en tant que réappropriation politique du sujet.