Performer l’intersectionnalité à la fin du xxe siècle : Carmelita Tropicana, une lesbienne cubano-américaine au cœur du Village newyorkais
Carmelita Tropicana, l’alter ego de l’artiste cubano-américaine Alina Troyano fait irruption sur la scène newyorkaise au début des années 1980 et invente une poétique et une politique intersectionnelle. En recyclant les débats politiques et artistiques des années 1960 et 1970, Troyano crée une esthé...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/ht, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Horizons/Théâtre
2019
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Carmelita Tropicana, l’alter ego de l’artiste cubano-américaine Alina Troyano fait irruption sur la scène newyorkaise au début des années 1980 et invente une poétique et une politique intersectionnelle. En recyclant les débats politiques et artistiques des années 1960 et 1970, Troyano crée une esthétique camp latina lesbienne à travers ses performances solo et ses pièces Memorias de la Revolución/Memories of the Revolution (1986/7), Milk of Amnesia (1995) et Chicas 2000 (1998). Elle développe son propre univers parodique grâce à sa persona hybride, pour mieux tourner en ridicule toutes les prétentions identitaires ou esthétiques fausses ou figées. En incarnant le « trouble queer » des lesbiennes de couleur, elle expose la complexité de l’histoire cubano-américaines et les contradictions qui animent la société américaine contemporaine. Sa stratégie intersectionnelle devient un style unique (camp queer) et offre une résistance personnelle, subjective mais aussi collective aux dérives qui enferment les individus et les sociétés dans des imaginaires standardisés et commerciaux. |
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