« Qui veut s’élever doit être bien élevé »
D’où viennent les règles de bonne conduite que nous, spectateurs, acceptons de façon tacite lorsque nous allons voir un spectacle ? Comment s’est forgée l’idée qu’il y aurait une façon de se comporter au théâtre, et que tout manquement à ce code serait de l’inconvenance, de l’impolitesse, pire, de l...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/ht, |
|---|---|
| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Horizons/Théâtre
2022
|
| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | D’où viennent les règles de bonne conduite que nous, spectateurs, acceptons de façon tacite lorsque nous allons voir un spectacle ? Comment s’est forgée l’idée qu’il y aurait une façon de se comporter au théâtre, et que tout manquement à ce code serait de l’inconvenance, de l’impolitesse, pire, de l’irrespect ? Entre le xviiie et le xxe siècle, le théâtre se voit reconnaître une dimension pédagogique. L’acteur devient une sorte de prédicateur que le spectateur se doit de respecter, et une séparation progressive s’établit entre la scène et la salle, excluant peu à peu le public de l’espace de représentation. L’acteur joue désormais pour lui-même, le spectateur s’efface, on le somme de se taire et de se concentrer exclusivement sur ce qui se passe sur scène. Toute son attention est petit à petit tournée vers l’espace scénique, et rien de ce qui se passe dans la salle ne doit plus perturber le spectacle. Progressivement, la scène est désignée comme le seul endroit d’expression possible, expression d’un idéal « de beauté et de vérité » auquel le public doit conformer son attitude. |
|---|