L’automédication animale : le serpent et le fenouil, l’hirondelle et la chélidoine. Du mythe à l’indication médicale

L’utilisation par des animaux de certains produits pour se soigner aurait conduit les médecins à employer les mêmes substances comme médicaments. Ce thème, déjà présent dans la Grèce classique, apparaît chez des auteurs variés, comme les philosophes et théologiens, qui, débattant sur l’existence de...

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Библиографические подробности
Опубликовано в: :URI:https://journals.openedition.org/hms,
Главный автор: Gaillard-Seux, Patricia
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: Histoire, médecine et santé 2017
Предметы:
Online-ссылка:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Описание
Итог:L’utilisation par des animaux de certains produits pour se soigner aurait conduit les médecins à employer les mêmes substances comme médicaments. Ce thème, déjà présent dans la Grèce classique, apparaît chez des auteurs variés, comme les philosophes et théologiens, qui, débattant sur l’existence de la raison chez les animaux, s’accordent sur la réalité de l’automédication animale et son imitation par l’homme. La même thématique est reprise par des paradoxographes, des naturalistes et dans les recueils de sympathies et d’antipathies. Malgré quelques exemples correspondant à des faits réels d’observation, les cas mentionnés sont pour la plupart certainement issus de mythes oubliés. C’est ce qui est montré à propos du fenouil que le serpent utiliserait pour restaurer sa vue et de la chélidoine que l’hirondelle emploierait pour les yeux blessés des petits.