L’amour fou est le propre de l’homme. La folie masculine dans le discours des médecins et des clercs aux derniers siècles du Moyen Âge

Dans les derniers siècles du Moyen Âge, la raison et la faculté de jugement sont au cœur de la construction d’un modèle de masculinité valorisé par les clercs, à destination des laïcs. Si la littérature pastorale et les sermons produits par les frères mendiants érigent en impératif la capacité des h...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/hms,
Auteur principal: Dubois, Anne-Lydie
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Histoire, médecine et santé 2024
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Dans les derniers siècles du Moyen Âge, la raison et la faculté de jugement sont au cœur de la construction d’un modèle de masculinité valorisé par les clercs, à destination des laïcs. Si la littérature pastorale et les sermons produits par les frères mendiants érigent en impératif la capacité des hommes à aimer leur épouse de manière mesurée, la passion amoureuse est autant condamnée par ces textes cléricaux que par les traités médicaux et les chapitres consacrés à la médecine dans les encyclopédies du xiiie siècle. Menant selon leurs auteurs à la folie et à la déraison, l’amour excessif va à l’encontre du modèle de perfection qu’incarne la masculinité. Or, la folie amoureuse et la maladie d’amour, en tant que pathologie mentale, sont spécifiquement assimilées à l’essence même de la masculinité dans ses dispositions physiologiques et sont attribuées aux hommes à la suite du commentaire de Girardus Bituricensis. Cet article instaure un dialogue entre le discours médical et les sources cléricales autour de cette ambivalence.