La répression des révoltes bretonnes au prisme de la correspondance de Sévigné

L’empathie face à la souffrance physique de l’autre semble ne pas être une expérience commune au xviie siècle. Le corps malmené, sujet réputé bas dans la culture de l’époque, est plutôt représenté par la littérature comique. La tonalité comique est également présente dans les écrits épistolaires, qu...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/hms,
1. Verfasser: Rosellini, Michèle
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Histoire, médecine et santé 2022
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Beschreibung
Zusammenfassung:L’empathie face à la souffrance physique de l’autre semble ne pas être une expérience commune au xviie siècle. Le corps malmené, sujet réputé bas dans la culture de l’époque, est plutôt représenté par la littérature comique. La tonalité comique est également présente dans les écrits épistolaires, que ce soit par convention littéraire ou par affirmation d’une posture sociale d’impassibilité. Il est donc intéressant d’observer, dans les lettres où Madame de Sévigné relate les diverses phases de la répression de la révolte bretonne des « bonnets rouges », les signes ambivalents de l’empathie. Le style comique de l’épistolière évolue au fil de la chronique, passant de la dérision à l’ironie et à l’humour, modes de communication propices à la double entente : le ou la destinataire peut ainsi saisir l’indignation et la compassion sous le couvert de la plaisanterie. Ce cas peut mettre du trouble dans une vision historique qui tiendrait pour un fait acquis l’insensibilisation de la société d’Ancien Régime sur la base de documents considérés comme objectifs.