Les signes de la douleur chez Cureau de La Chambre : (dé)raisons d’une hyperbole
Cet article s’attache à l’expression de la douleur dans l’une des rares monographies consacrées à cette question à l’époque moderne : les Caractères de la douleur, quatrième volume des monumentaux Caractères des passions publiés par le médecin Marin Cureau de La Chambre entre 1640 et 1662. En conjug...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/hms, |
|---|---|
| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Histoire, médecine et santé
2022
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article s’attache à l’expression de la douleur dans l’une des rares monographies consacrées à cette question à l’époque moderne : les Caractères de la douleur, quatrième volume des monumentaux Caractères des passions publiés par le médecin Marin Cureau de La Chambre entre 1640 et 1662. En conjuguant les apports de la rhétorique à ceux de la philosophie scolastique et de la médecine, Cureau est conduit à donner une ampleur inédite à la description des signes de la douleur – qu’il s’agisse des mimiques, comportements, changements physiologiques ou des « façons de parler ». Il accorde à ces dernières une place de premier plan et les comprend comme des « hyperboles ». Le terme ne vise cependant pas à disqualifier la plainte, comme nous le montrons ici. Cureau justifie l’hyperbole par l’effet qu’elle cherche à produire chez autrui : compenser la sous-estimation habituelle de la douleur de l’autre afin de susciter un sentiment de compassion et un comportement d’entraide à la hauteur de la douleur ressentie. |
|---|