Les psychiatres brésiliens et la race, entre eugénisme et hygiénisme (1920-1937)

Dans la République fondée en 1889, la médecine brésilienne produit plus largement une science de l’homme mobilisée par l’action publique et au-delà, dans la réflexion politique des élites sur l’avenir du pays. Imprégnée des théories raciales, la psychiatrie participe alors à définir les facteurs phy...

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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/hms,
Hlavní autor: Michel, Aurélia
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Histoire, médecine et santé 2022
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Dans la République fondée en 1889, la médecine brésilienne produit plus largement une science de l’homme mobilisée par l’action publique et au-delà, dans la réflexion politique des élites sur l’avenir du pays. Imprégnée des théories raciales, la psychiatrie participe alors à définir les facteurs physiologiques qui pourront forger la nation. Au cours des années 1920, dans les villes de Rio et São Paulo qui connaissent une croissance accélérée, les médecins contribuent à l’élaboration des politiques publiques, développant une approche raciale et psychiatrique de la question sociale, notamment à travers le paradigme de l’hygiène mentale. Cet article examine comment, à la fin de la décennie, une partie de ces psychiatres, sous l’influence des travaux de Juliano Moreira et de ses élèves Arthur Ramos et Ulysses Pernambucano, opère un retournement du paradigme racial, s’engageant dans une psychiatrie attentive aux environnements culturels, socio-économiques et familiaux qui s’oppose à la psychiatrie eugéniste.