Médecine, expertise et genre : l’« affaire Castellan »

Le magnétisme animal et le somnambulisme magnétique ont été mis à l’écart de la science médicale officielle en France en 1784 puis en 1837. Le somnambulisme magnétique dorénavant appelé hypnose n’aurait resurgi dans le monde médical qu’avec la communication du neurologue Jean Martin Charcot en 1882...

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Bibliographic Details
In:URI:https://journals.openedition.org/hms,
Main Author: Edelman, Nicole
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: Histoire, médecine et santé 2014
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Le magnétisme animal et le somnambulisme magnétique ont été mis à l’écart de la science médicale officielle en France en 1784 puis en 1837. Le somnambulisme magnétique dorénavant appelé hypnose n’aurait resurgi dans le monde médical qu’avec la communication du neurologue Jean Martin Charcot en 1882 faite à l’Académie des Sciences qui faisait de l’hypnose une pathologie hystérique. Or, ces phénomènes sont reconnus dès 1865 par le biais de l’expertise médicale lors de procès de viols sous magnétisme. Le premier qui fera jurisprudence est celui de Timothée Castellan en 1865. Le cas sera repris jusqu’au XXe siècle dans les ouvrages des médecins experts. À travers l’étude de cette « affaire Castellan » de 1865 au XXe siècle, l’article analyse le regard de l’expert médical sur les corps féminins mis dans ces états modifiés de conscience, qu’ils soient nommés somnambulisme, hypnose, suggestion ou fascination, les représentations des femmes qu’ils induisent et leurs évolutions.