Les limites du cadavre. La tentation de la vivisection humaine, XVIe-XVIIIe siècles

L’insuffisance radicale de l’exploration du corps mort dans l’élaboration d’un savoir fonctionnel autoptique est un des principaux problèmes auxquels l’anatomie est, par définition, confrontée dès la Renaissance. Les anatomistes et les chirurgiens le soulèvent avec acuité tout au long de l’époque mo...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/hms,
Autor principal: Mandressi, Rafael
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Histoire, médecine et santé 2015
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:L’insuffisance radicale de l’exploration du corps mort dans l’élaboration d’un savoir fonctionnel autoptique est un des principaux problèmes auxquels l’anatomie est, par définition, confrontée dès la Renaissance. Les anatomistes et les chirurgiens le soulèvent avec acuité tout au long de l’époque moderne, en reconnaissant les limites que le cadavre impose à leur entreprise de connaissance. Les vivisections humaines, censées permettre de pallier au moins partiellement ce déficit, sont ainsi régulièrement évoquées, en mobilisant des textes d’auteurs anciens et un cas de vivisection présumée datant de la fin du Moyen Âge. Le propos de cet article n’est pas de déterminer si des expérimentations de ce genre sur des individus vivants ont effectivement été pratiquées, mais d’analyser les usages divers et changeants qui ont été faits de la thématique des vivisections en tant que lieu rhétorique dans la littérature médicale, mais aussi historiographique et philosophique, à l’époque moderne.