Souffrir de folie ou souffrir à la folie ?
Au tournant du xxe siècle, la pratique extensive des ablations d’organes génitaux prête à débat dans le monde médical. Les gynécologues justifient leur pratique opératoire en soulignant la gravité des douleurs induites par les maladies gynécologiques ainsi que leurs conséquences sur la qualité de vi...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/hms, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Histoire, médecine et santé
2018
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Au tournant du xxe siècle, la pratique extensive des ablations d’organes génitaux prête à débat dans le monde médical. Les gynécologues justifient leur pratique opératoire en soulignant la gravité des douleurs induites par les maladies gynécologiques ainsi que leurs conséquences sur la qualité de vie des patientes. Ils déclarent aussi ne pas opérer en l’absence de lésions des organes génitaux. Cependant, certaines lésions d’apparence minime sont corrélées à des douleurs très importantes et il n’existe pas de réel consensus sur l’attitude à adopter dans ces circonstances. Les douleurs pelviennes chroniques étant également un stigmate de l’hystérie, les praticiens ne savent comment distinguer les cas de maladies gynécologiques sources de douleurs chroniques des cas d’hystérie avec stigmates génitaux. |
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