Contre les « ennemis invisibles »
En Allemagne, le premier institut pour le traitement des maladies tropicales – l’Institut für Schiffs- und Tropenkrankheiten – date de 1900. Quelques années plus tard, des milliers de soldats partent d’Hambourg pour se battre dans le Sud-Ouest africain allemand (Namibie) ; la guerre coloniale mobili...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/hms, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Histoire, médecine et santé
2017
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | En Allemagne, le premier institut pour le traitement des maladies tropicales – l’Institut für Schiffs- und Tropenkrankheiten – date de 1900. Quelques années plus tard, des milliers de soldats partent d’Hambourg pour se battre dans le Sud-Ouest africain allemand (Namibie) ; la guerre coloniale mobilise environ 15 000 hommes. Pendant le conflit contre les Hereros et les Nama, les Allemands combattent aussi des ennemis invisibles, tels que les microbes pathogènes responsables de plusieurs milliers de décès entre 1904 et 1907. L’expérience de Karl Wilhelm Schinke et Heinz von Ortenberg, médecins militaires de la Schutztruppe, éclaire les enjeux de la médecine militaire dans les espaces coloniaux, notamment lors des conflits. Les lettres de Schinke et le journal de von Ortenberg, étudiés dans cet article, dépeignent le quotidien d’une campagne militaire. Ce sont des sources incontournables pour saisir la réalité des conditions de vie et d’exercice des médecins militaires, souvent menés à improviser dans des situations extrêmes. |
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