L'asile pour aliénés de Rouen
De 1825 à 1848, l'asile Saint-Yon pour aliénés est un véritable « laboratoire de statistiques sociales et morales ». En 1835, le docteur Lucien Debouteville fait paraître une première notice statistique. Elle fournit aux autorités municipales de nombreuses informations sur le nombre, l'âge...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/histoiremesure, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Histoire & mesure
2008
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | De 1825 à 1848, l'asile Saint-Yon pour aliénés est un véritable « laboratoire de statistiques sociales et morales ». En 1835, le docteur Lucien Debouteville fait paraître une première notice statistique. Elle fournit aux autorités municipales de nombreuses informations sur le nombre, l'âge et le sexe de la population asilaire. Elle renseigne aussi sur le taux de décès à l'intérieur de l'asile et l'influence des saisons sur la maladie mentale. En 1845, une seconde notice statistique est publiée en collaboration avec Jean-Baptiste-Maximien Parchappe. Influencée par la phrénologie. elle affirme que la folie est liée à une « loi pathologique » de « décroissement graduel du cerveau ». Elle définit aussi une « loi d'accroissement de la population asilaire ». Les aliénistes de Saint-Yon insistent particulièrement sur les « causes morales » de la folie. Leurs travaux statistiques reçoivent un réel écho aussi bien auprès des cercles médicaux et intellectuels rouennais que des administrations locales et nationales. Ils n'hésitent pas pour autant à critiquer les conclusions des administrateurs de l'état, dont Moreau de Jonnès. |
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