Chœroboscus, source de Bar Bahlūl : une hypothèse à l’épreuve
Le Lexicon syriacum de Bar Bahlūl (xe siècle) compte plusieurs milliers de mots grecs translittérés en syriaque et traduits en arabe. Parmi ces formes, puisées à diverses sources de la tradition grecque, on relève des centaines de verbes conjugués, qui, d’après une thèse présentée par Nikolaï Seriko...
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Histoire Épistémologie Langage
2024
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Le Lexicon syriacum de Bar Bahlūl (xe siècle) compte plusieurs milliers de mots grecs translittérés en syriaque et traduits en arabe. Parmi ces formes, puisées à diverses sources de la tradition grecque, on relève des centaines de verbes conjugués, qui, d’après une thèse présentée par Nikolaï Serikoff dans un article de 2018, pourraient provenir, directement ou indirectement, des Épimérismes du Psautier, un manuel de grammaire grecque composé par Georges Chœroboscus, professeur à l’université de Constantinople au ixe siècle. Dans ce manuel, Chœroboscus dresse la liste de chacun des mots du Psautier pour en offrir une analyse grammaticale aussi complète que possible. Cet article vise d’abord à faire la lumière sur cet insolite traité de grammaire, qui ne connaît que peu d’équivalents dans la littérature grammaticale antique, mais qui semble pourtant avoir joué un rôle essentiel dans la tradition scolaire occidentale jusqu’à la fin du moyen âge byzantin. Dans un second temps, il s’agira de mettre à l’épreuve d’une analyse serrée des deux textes l’hypothèse de Serikoff, qui, en tant que telle, nous fournit le précieux témoignage d’une connexion entre les traditions grecque et syro-arabe. |
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