Un spécimen qui parle de lui-même : les fonctions des collections multilingues du Notre Père au XVIe siècle

Cet article explore l’intérêt des érudits de la Renaissance pour les traductions multilingues de l’oraison dominicale pendant le « long seizième siècle », en examinant les diverses approches adoptées. Durant cette période, de nombreux humanistes ont, en effet, initié des recueils de versions traduit...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/hel,
Autori principali: Sergeev, Michail, Van Hal, Toon
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Histoire Épistémologie Langage 2024
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Cet article explore l’intérêt des érudits de la Renaissance pour les traductions multilingues de l’oraison dominicale pendant le « long seizième siècle », en examinant les diverses approches adoptées. Durant cette période, de nombreux humanistes ont, en effet, initié des recueils de versions traduites de l’oraison dominicale à des fins diverses. Le rôle didactique est une caractéristique notable des premières publications polyglottes, visant à enseigner la lecture et l’écriture des alphabets étrangers pour familiariser les élèves à ces lettres inconnues. Dans le domaine de la chorographie, l’inclusion de l’oraison dominicale offre un aperçu des caractéristiques linguistiques des peuples décrits. Avec la publication, en 1555, du Mithridates de Conrad Gessner, l’oraison dominicale a servi d’outil pour la comparaison des langues, soulignant à la fois les différences et les affinités linguistiques. Par ailleurs, il existe également des manuscrits qui présentent une collection d’oraisons dominicales dans diverses langues et écritures, afin de mettre en évidence le potentiel esthétique de cette prière. La période s’est conclue avec la publication de la première compilation multilingue indépendante, mettant en évidence un intérêt croissant pour les différences linguistiques.