Le nom, le verbe, et ainsi de suite. Éléments de réflexion portés au débat sur la justification de l’ordre canonique des parties de phrase chez Apollonius Dyscole

Les premiers grammairiens alexandrins ont fixé à huit le nombre des parties de la phrase (ou classes de mots) et les ont rangées dans un ordre devenu canonique pour l’ensemble de la tradition grammaticale grecque : nom, verbe, participe, article, pronom, préposition, adverbe, conjonction. S’efforçan...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/hel,
Autor principal: Dumarty, Lionel
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Histoire Épistémologie Langage 2023
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Les premiers grammairiens alexandrins ont fixé à huit le nombre des parties de la phrase (ou classes de mots) et les ont rangées dans un ordre devenu canonique pour l’ensemble de la tradition grammaticale grecque : nom, verbe, participe, article, pronom, préposition, adverbe, conjonction. S’efforçant de proposer, au début de la Syntaxe, une justification a posteriori de cet ordre intangible, Apollonius Dyscole (iie s. apr. J.-C.) établit une étrange analogie, disant que cet ordre est « une image de la phrase complète » (mímēma toû autoteloûs lógou). Aussi étonnant que cela soit, cette formule, pas plus que la question de l’ordre (táxis), ne semble avoir retenu l’attention des commentateurs d’époque tardive et byzantine, qui ont pourtant longuement récapitulé l’histoire du système des parties de la phrase. Depuis une trentaine d’années, quelques spécialistes se sont emparés du problème, sans parvenir, semble-t-il, à s’accorder vraiment sur le sens de la formule d’Apollonius. Cet article s’attache à fournir de nouveaux éléments de réflexion, notamment en prenant appui sur des témoignages tardifs jusque-là peu mobilisés.