Négocier la reconnaissance de sa citoyenneté par le squat

À partir d’une réflexion sur la citoyenneté, cet article analyse la trajectoire militante d’un collectif de femmes travailleuses du sexe à Barcelone au travers de leur implication dans des squats (des espaces occupés de manière illégale) non résidentiels à usage collectif. Une enquête ethnographique...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/gss,
Autore principale: Lazzarino, Alizée
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Genre, sexualité et société 2024
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:À partir d’une réflexion sur la citoyenneté, cet article analyse la trajectoire militante d’un collectif de femmes travailleuses du sexe à Barcelone au travers de leur implication dans des squats (des espaces occupés de manière illégale) non résidentiels à usage collectif. Une enquête ethnographique de neuf mois dans des squats du quartier du Raval fréquentés par des voisin.es et des membres du collectif Putas indignadas, a montré comment ces femmes trouvent dans ces espaces illégaux la possibilité de s’exprimer, de valoriser leurs compétences et de tisser des alliances avec des acteur.rices locaux.ales malgré la criminalisation de leur présence dans la ville en tant que prostituée. Les normes d’accessibilité des squats permettent aux populations marginalisées de se constituer une sphère publique à défaut d’avoir accès à l’espace public. Les squats deviennent alors des lieux où il est possible de faire « acte de citoyenneté ». De cette manière, ils contribuent à favoriser l’intégration des travailleuses du sexe aux dispositifs municipaux de prise de décision politique au sujet de la prostitution, dont elles étaient initialement exclues.