« C’est dangereux ! » L’accès à l’espace public des femmes roms en situation de vulnérabilité résidentielle restreint par les violences de genre et les violences racistes
Cet article explore la manière dont des femmes roms en situation de vulnérabilité résidentielle ou identifiées comme telles accèdent aux espaces publics urbains depuis les marges de l’Île-de-France où elles habitent (forêt, zone industrielle, bidonville, hôtel social). Afin de comprendre comment l’a...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/gss, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Genre, sexualité et société
2024
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article explore la manière dont des femmes roms en situation de vulnérabilité résidentielle ou identifiées comme telles accèdent aux espaces publics urbains depuis les marges de l’Île-de-France où elles habitent (forêt, zone industrielle, bidonville, hôtel social). Afin de comprendre comment l’antitsiganisme et le genre (ou antitsiganisme genré) modèlent l’accès à l’espace public, j’étudie dans ce texte deux pratiques spatiales structurant la vie sociale des femmes : la pratique de la mendicité et la mobilité quotidienne. Le texte montre en quoi habiter un bidonville est un facteur supplémentaire d’exposition aux violences de genre et aux violences antitsiganistes. Les observations menées sur le temps long associées à des entretiens biographiques donnent à voir une pluralité de tactiques déployées pour accéder à la ville. Au-delà des ajustements personnels adoptés, ce sont finalement certaines pratiques – la mendicité – et certains lieux traversés – les bidonvilles situés en forêt – qui exposent le plus les femmes aux violences ; autant de rappels à l’ordre du genre et de la race conduisant certaines à se replier sur l’espace domestique. |
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