Un travail invisible au vu de tout le monde ?

Dans les villes italiennes contemporaines, les demandeurs·ses d’asile bénévoles participent au nettoyage des parcs, des rues et des trottoirs, tout en étant l’une des cibles des politiques répressives qui visent les usagers « indésirables » de ces mêmes espaces. Dans cet article, j’interroge ce para...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Dans:URI:https://journals.openedition.org/gss,
Auteur principal: Di Cecco, Simone
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Genre, sexualité et société 2024
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Dans les villes italiennes contemporaines, les demandeurs·ses d’asile bénévoles participent au nettoyage des parcs, des rues et des trottoirs, tout en étant l’une des cibles des politiques répressives qui visent les usagers « indésirables » de ces mêmes espaces. Dans cet article, j’interroge ce paradoxe apparent, afin de saisir les modalités de gestion de la visibilité des bénévoles demandeurs·ses d’asile dans les espaces publics italiens. L’étude des programmes de bénévolat mis en place dans deux villes du nord de l’Italie invite à articuler la requalification des espaces publics, les formes de mise au travail des populations minoritaires et les processus de visibilisation-invisibilisation à l’œuvre. En explorant les façons dont la visibilité des balayeurs et des ramasseurs des déchets bénévoles est mise en jeu dans l’aménagement des espaces publics, il devient possible d’enquêter sur la réactualisation dans et par l’espace de l’assignation de ces individus à des catégories sociales spécifiques.