Prendre place dans l’espace public en tant que minorité : enquête croisée sur les personnes trans et les femmes musulmanes dans les piscines municipales françaises
Dans plusieurs villes françaises, les piscines municipales ont été l’objet de luttes de minorités, qui ont dénoncé une mauvaise accessibilité des équipements. En se fondant sur un cadre d’analyse intersectionnel et en portant attention tant aux dimensions matérielles que symboliques de l’accessibili...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/gss, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Genre, sexualité et société
2024
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Dans plusieurs villes françaises, les piscines municipales ont été l’objet de luttes de minorités, qui ont dénoncé une mauvaise accessibilité des équipements. En se fondant sur un cadre d’analyse intersectionnel et en portant attention tant aux dimensions matérielles que symboliques de l’accessibilité des espaces publics, cet article propose de comparer les négociations entre les pouvoirs publics locaux et deux populations pluridiscriminées différant par leur position dans les rapports sociaux de classe, de genre et de race : les personnes trans et les femmes musulmanes. À partir d’une étude des discours portés par les protagonistes de négociations menées à Paris, Rennes et Grenoble, cet article met en lumière les mécanismes de fabrication de subalternités plus ou moins respectables, et ainsi plus ou moins légitimes dans les espaces publics. Il s’agit, pour les deux publics, de lutter contre une ségrégation compatible avec les idéaux républicains : faire valoir son droit à accéder à la piscine, c’est négocier sa place au sein de la société. |
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