Rendre la parole. Quand les victimes mettent en récit les violences sexuelles dans l’Église catholique
Cet article analyse la mise en mots de la violence sexuelle dans un corpus de seize livres autobiographiques écrits par des personnes ayant été victimes de violences sexuelles dans le contexte de l’Église catholique en France, en Suisse et en Belgique. Il montre que la forme autobiographique produit...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/gss, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Genre, sexualité et société
2023
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article analyse la mise en mots de la violence sexuelle dans un corpus de seize livres autobiographiques écrits par des personnes ayant été victimes de violences sexuelles dans le contexte de l’Église catholique en France, en Suisse et en Belgique. Il montre que la forme autobiographique produit un espace au sein duquel les auteur·ices peuvent se réapproprier la narration de leur vécu et se positionner comme des sujets épistémiques, là où cette capacité leur a été si souvent refusée. Elle permet aussi la mise en récit du processus, jamais définitivement fini, d’interprétation et de réinterprétation de l’expérience au fil de l’acquisition de ressources herméneutiques nouvelles, en mesure de rendre dicibles et compréhensibles ces violences. Ces textes donnent à voir la difficulté à nommer les violences sexuelles. Récits individuels, ces livres deviennent pourtant des ressources collectives pour demander justice et reconnaissance et faire entendre des voix trop longtemps étouffées. |
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