Christiane Rochefort et Le Repos du guerrier : le scandale de la jouissance féminine
Cet article s’intéresse au premier roman de Christiane Rochefort, Le Repos du guerrier, en partant des critiques contemporaines de sa sortie et portant sur son caractère sexuel. Si, en 1958, ce roman pouvait paraître choquant, ce n’était probablement pas tant en raison de son vocabulaire, comme les...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/gss, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Genre, sexualité et société
2023
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article s’intéresse au premier roman de Christiane Rochefort, Le Repos du guerrier, en partant des critiques contemporaines de sa sortie et portant sur son caractère sexuel. Si, en 1958, ce roman pouvait paraître choquant, ce n’était probablement pas tant en raison de son vocabulaire, comme les critiques l’affirmaient, qu’en raison de son utilisation des mots : Rochefort s’intéresse spécifiquement à la jouissance féminine. Celle-ci n’est pas qu’un moyen de provoquer. En effet, dans les années 1960, le sexe est un enjeu politique : les enjeux de pouvoir du roman sont ainsi interrogés. Le propos féministe est clairement mis en valeur, en tant qu’expérience universelle. En se dégageant des mythes patriarcaux, l’écriture de Rochefort démontre non seulement que la jouissance féminine existe, mais aussi qu’elle dépasse le scandale pour réorganiser la société. |
|---|