Co-Formations : des spatialités de résistance décoloniales chez les lesbiennes « of color » en France
Cet article développe l’idée que les lesbiennes « of color » en France créent de nouvelles subjectivités décoloniales et de nouvelles pratiques de résistance, mais que ces actions demeurent incompréhensibles dans la grille d’intelligibilité dominante, car celle-ci ne parvient pas à exprimer l’insépa...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/gss, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Genre, sexualité et société
2009
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Cet article développe l’idée que les lesbiennes « of color » en France créent de nouvelles subjectivités décoloniales et de nouvelles pratiques de résistance, mais que ces actions demeurent incompréhensibles dans la grille d’intelligibilité dominante, car celle-ci ne parvient pas à exprimer l’inséparabilité du genre, de la sexualité, du racisme, des classes, de l’esclavage et de ses conséquences, du colonialisme et du post-colonialisme. La première partie de l’article présente les apports et les limites des théories féministes et queer actuelles et propose l’utilisation des concepts de co-formation et de co-production pour permettre la prise en considération de ces éléments inséparables invisibilisés. Dans un second temps, il est procédé à une analyse de quatre modes de résistance (résistance psychique, transgressive, transformative et directement oppositionnelle) à travers ces deux concepts, ce qui permet de mettre en lumière des éléments habituellement maintenus dans l’ombre. L’article conclut enfin que les lesbiennes « of color » travaillent d’ores et déjà avec les inséparabilités, même si celles-ci ne sont pas véritablement formulées, et qu’à cet égard, le concept de co-formations peut être un moyen de conserver la visibilité de ces éléments inséparables. |
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