Études TransInterroger les conditions de production et de diffusion des savoirs

Les transgender studies anglophones émergent aux États-Unis dans les années 1990 sur un constat : face aux études sur les trans, parfois discutables, il semble nécessaire de produire des savoirs situés (Haraway, 1988). Dans le contexte francophone, ces études s’affirment difficilement et la distinct...

Full beskrivning

Sparad:
Bibliografiska uppgifter
I publikationen:URI:https://journals.openedition.org/gss,
Huvudupphovsmän: Espineira, Karine, Thomas, Maud-Yeuse
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Français
Publicerad: Genre, sexualité et société 2019
Ämnen:
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivning
Sammanfattning:Les transgender studies anglophones émergent aux États-Unis dans les années 1990 sur un constat : face aux études sur les trans, parfois discutables, il semble nécessaire de produire des savoirs situés (Haraway, 1988). Dans le contexte francophone, ces études s’affirment difficilement et la distinction entre études sur la transidentité et études trans n’en prend que plus d’importance. Les studies permettent-elles aux savoirs dits ou perçus comme minoritaires de marquer le passage du statut d’objet de savoirs à celui de sujet de savoirs ? La reconnaissance des études trans pourrait-elle permettre aux universitaires et associatifs trans de théoriser sur le paradigme transidentitaire à l’égal de leurs confrères aux États-Unis et à condition que les études sur les trans et études trans ne soient pas confondues. L’assimilation ou la confusion ne risque-t-elle pas de produire une gentrification des esprits (Schulman, 2018) et une subalternisation des études trans au bénéfice des études sur les trans ?