Il n’y a pas de normes sexuelles. Il n’y a que des normes sociales »

À l’époque de La volonté de savoir, Foucault situait la psychanalyse comme une « science-aveu », pleinement porteuse du projet de constituer une scientia sexualis. Nous tenons, au contraire, que l’originalité de Lacan consiste à soutenir qu’il n’y a pas de savoir sur le sexe, que la sexualité fait t...

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Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/gss,
Hoofdauteur: Pfauwadel, Aurélie
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: Genre, sexualité et société 2019
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:À l’époque de La volonté de savoir, Foucault situait la psychanalyse comme une « science-aveu », pleinement porteuse du projet de constituer une scientia sexualis. Nous tenons, au contraire, que l’originalité de Lacan consiste à soutenir qu’il n’y a pas de savoir sur le sexe, que la sexualité fait trou dans le réel et dans le savoir. L’inconscient et les discours constituent des réponses apportées à ce trou pour suppléer à « l’absence de rapport sexuel » par l’entremise de semblants et de bricolages toujours singuliers. Tout au long de son enseignement, Lacan a cherché à conceptualiser les conditions de possibilité d’un discours et d’une pratique hors normes. Afin de démontrer une certaine compatibilité de la psychanalyse avec les études de genre, un nombre croissant de psychanalystes en passent par Foucault. À l’inverse, cet article se propose de démontrer que la psychanalyse dispose en elle-même des moyens de penser ses conditions de possibilité et d’éviter les écueils normatifs.