Chantal Akerman, entre autoethnographie et banal : un féminisme des interstices.
La plupart des critiques de Chantal Akerman considèrent son travail comme féministe, en particulier son film Jeanne Dielman, 23 Quai du Commerce, 1080 Bruxelles sorti en 1976. Ce film s’inscrit bien dans les orientations cognitives du mouvement des femmes de la seconde vague en politisant le travail...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/gss, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Genre, sexualité et société
2018
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | La plupart des critiques de Chantal Akerman considèrent son travail comme féministe, en particulier son film Jeanne Dielman, 23 Quai du Commerce, 1080 Bruxelles sorti en 1976. Ce film s’inscrit bien dans les orientations cognitives du mouvement des femmes de la seconde vague en politisant le travail domestique. Dans cet article, je démontre que le féminisme de la cinéaste est cependant surtout visible à travers deux dispositifs cinématographiques transversaux à son oeuvre : la mise en cinéma du banal pour forcer à voir ce qui est généralement dévalué et l’autoethnographie comme manifestation de la fluidité du soi et de l’affirmation d’un point de vue situé. Sur ce dernier point, Chantal Akerman est précurseur d’une pratique surtout théorisée dès la « crise de la représentation » des années 1980, qui consiste à déplacer la focale de l’autre à soi. |
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