Accompagner les pratiques masturbatoires des adolescent.e.s dans des institutions pour personnes dites autistes : gestion du collectif, crainte de l’intime

À partir d'une enquête ethnographique de quatorze mois dans trois institutions spécialisées pour adolescent.e.s dit.e.s autistes, et d'une trentaine d'entretiens avec les professionnel.le.s de ces établissements, cet article aborde les discours et les pratiques autour de la masturbati...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/gss,
Autor principal: Primerano, Adrien
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Genre, sexualité et société 2018
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:À partir d'une enquête ethnographique de quatorze mois dans trois institutions spécialisées pour adolescent.e.s dit.e.s autistes, et d'une trentaine d'entretiens avec les professionnel.le.s de ces établissements, cet article aborde les discours et les pratiques autour de la masturbation. Alors que la sexualité est déclarée interdite par les directions dans ces structures, la masturbation s'y trouve légitimée au nom de la découverte du corps, et en tant que symbole de l'adolescence. Pourtant, la manière de l'aborder dépend du sexe de la personne, avec une publicisation et une mise en discussion plus forte pour les garçons. Une gestion collective et concertée permet de produire un accompagnement visant à la privatisation des actes masturbatoires. En revanche, s'il est possible de considérer la masturbation comme une pratique nécessitant un apprentissage afin d'accéder au plaisir ou d'éviter la frustration, il n'y a pas de consensus chez les professionnel.le.s sur la manière, la légitimité ou encore la nécessité d’accompagner les individus sur ce point.