Le féminisme comme « héritage à dépasser » : Les Antigones, un militantisme féminin à la frontière de l’espace de la cause des femmes.
L’article s’intéresse aux Antigones, un mouvement féminin formé en 2013 dans le sillage des mobilisations contre la légalisation du mariage des couples de même sexe. Promotrices de la filiation hétérosexuelle et d’une pensée de la différence des sexes, les Antigones ont été rangées du côté de l’anti...
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| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/gss, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Genre, sexualité et société
2018
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | L’article s’intéresse aux Antigones, un mouvement féminin formé en 2013 dans le sillage des mobilisations contre la légalisation du mariage des couples de même sexe. Promotrices de la filiation hétérosexuelle et d’une pensée de la différence des sexes, les Antigones ont été rangées du côté de l’antiféminisme, en lien avec leur affiliation avec des mouvements et organisations des droites identitaires, catholiques traditionnalistes et nationalistes. Pourtant, une ethnographie des Antigones trois ans après leur création permet d’éclairer des éléments moins saillants de leurs engagement et discours : les enquêtées cherchent à poser les bases d’un féminisme qui leur permette de penser conjointement leur désir d’émancipation, et leur attachement à des valeurs politiques, religieuses et morales issues de leurs socialisations familiales, scolaires, et militantes. Les questions relatives à la sexualité sont ainsi abordées à l’aune d’une conception anticapitaliste, différentialiste et spirituelle des femmes et de leur cause, qui met à distance les arguments théologiques ou doctrinaux. |
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