La fabrique des mères imaginaires dans les séries télévisées françaises (1992-2012)
Cet article montre que les séries télévisées françaises construisent une figure hégémonique de mère de famille (douce, aimante, à l’écoute, etc.) qui doit être pensée non seulement en termes de pratiques parentales, mais aussi en termes de genre, de race, de sexualité ou de situation professionnelle...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/gss, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Genre, sexualité et société
2017
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article montre que les séries télévisées françaises construisent une figure hégémonique de mère de famille (douce, aimante, à l’écoute, etc.) qui doit être pensée non seulement en termes de pratiques parentales, mais aussi en termes de genre, de race, de sexualité ou de situation professionnelle. En effet, les héroïnes du corpus étudié sont rarement non–blanches, rarement lesbiennes, rarement épanouies lorsqu’elles sont sans profession. Dès lors, une analyse intersectionnelle révèle que cette figure maternelle hégémonique est aussi une figure normalisée de la « bonne » mère, qui se doit d’être blanche, hétérosexuelle et active professionnellement. Ainsi, ces séries proposent non seulement un imaginaire maternel normatif, mais aussi un imaginaire identitaire, renforcé par des mécanismes de mise à distance et d’exotisation des personnages non-blancs. |
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