Critique de l’« orientation sexuelle » et de l’« identité de genre » dans le discours des droits humains : la politique queer mondiale au-delà des principes de Yogyakarta

Cet article présente une critique des notions d’« orientation sexuelle » et d’« identité de genre » employés par les principaux réseaux militants lesbiens, gays, bisexuels et transgenre (LGBT) et de droits humains pour contester les discours des droits humains au niveau mondial – notamment dans la D...

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Bibliografiska uppgifter
I publikationen:URI:https://journals.openedition.org/gss,
Huvudupphovsman: Waites, Matthew
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Français
Publicerad: Genre, sexualité et société 2016
Ämnen:
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivning
Sammanfattning:Cet article présente une critique des notions d’« orientation sexuelle » et d’« identité de genre » employés par les principaux réseaux militants lesbiens, gays, bisexuels et transgenre (LGBT) et de droits humains pour contester les discours des droits humains au niveau mondial – notamment dans la Déclaration de Montréal (2006) et surtout dans les Principes de Yogyakarta (2007). Informée par la théorie sociale et la théorie queer, une analyse théorique est proposée de ces notions-clés qui façonnent les débats sur les droits humains, particulièrement dans le contexte des Nations unies. Les relations existant entre les discours des organisations gouvernementales et non-gouvernementales (ONG), des universitaires et des militants sont analysées pour discerner les conceptions de la subjectivité et de l’identité à l’œuvre. En référence à la notion de « matrice hétérosexuelle » de Judith Butler, on propose d’interpréter l’entrée de l’« orientation sexuelle » et de l’« identité de genre », dans le discours des droits humains, comme installant une matrice de genre et de sexualité distinctive, mais aussi de reconnaître que les définitions de l’« orientation sexuelle » et de l’« identité de genre », dans les principes de Yogyakarta, facilitent la contestation de ces notions. On soutient que les ONG et les militants LGBT, queer et alliés devraient systématiquement contester les significations dominantes de ces notions.